Accueil > Actualités > Politique > Observateurs : Ould Abdel Aziz pourrait ne pas remporter un second mandat
Observateurs : Ould Abdel Aziz pourrait ne pas remporter un second mandat
lundi 24 septembre 2012
A défaut d’être convaincu de l’option anti démocratique de départ du président de la république par des voies autres que celles des urnes qui l’ont élu à la tête du pays au cours des élections présidentielles de juillet 2009, les spéculations vont bon train sur les chances de Ould Abdel Aziz de remporter un second mandat quinquennal au cours des présidentielles régulières prévues en 2015.
Certains observateurs misent que sur ce plan, le président de la république ne pourrait pas battre ses rivaux s’il se porte candidat à cette présidentielle, tant qu’il n’a pas changé de stratégie notamment en opérant un changement urgent dans le dispositif gouvernemental après l’échec de plusieurs membres du gouvernement dans l’essor des départements qu’ils dirigent.
L’autre facteur qui rétrécit les marges de chances de Ould Abdel Aziz d’être reconduit à la magistrature suprême, l’existence d’une opposition déterminée de l’intérieur de la majorité gouvernante qui est plus nocive pour le président de la république que son opposition politique traditionnelle, gagnée par une folle verve pour l’écarter à la première occasion.
Les analyses reprochent au président de la république l’exclusion de plusieurs acteurs politiques et économiques locaux qui n’ont plus de rôle à jouer dans la direction de la locomotive du développement, comme ils lui reprochent la non implication de certains partis partisans dans la gestion des affaires du pays ainsi que sa prise en otage par des courtiers qui l’entoure actuellement ; ce groupe qui cherche à tout prix s’en débarrasser.
Par ailleurs, l’espoir de purification de l’administration de ceux que le président appelle les moufcidines reste encore une utopie, puisqu’ il est impossible de lutter contre les prévaricateurs en faisant recours à leurs semblables parmi les corrompus.
Il y aussi une certaine lassitude qui gagne les populations de certaines wilayas dont celles du Trarza auxquelles le président de la république avait promis de leur faire une seconde visite en juillet dernier, mais qui n’a pas eu lieu. Même cas pour les habitants du Hodh Charghi qui s’attendaient à une visite semblable reportée plus d’une fois à une date indéterminée.
Le Gorgol et l’Adrar attendent quant à eux du président de la république des visites qui s’avèrent de plus en plus comme une illusion. Pour les populations de l’Adrar, les promesses tenues au cours du Grand oral avec le peuple par Ould Abdel Aziz sont toujours au point mort, bien qu’elles ont déployés tous les efforts pour la réussite de l’événement et que contre-nature, leurs hommes d’affaires, leurs pauvres et leurs notables ont été empêchés de s’exprimer devant le président.
C’est là une ramassis de données dont certains sont objectifs interpellent le président de la république à revoir l’organisation interne de la maison pour surmonter les difficultés qui entravent la bonne marche des institutions.
Source : Journal Le Véridique